Il y a 10 ans, Catherine Bihl réalisait déjà des tentures et des personnages en tissu dans une technique qui n'appartient qu'à elle, associant la couture, le collage et la peinture. Renato Spera passa par là, se prit un coin d'atelier, lui déroba le pinceau le plus fin, une boite d'aquarelles, des fils multicolores ... Aujourd'hui, deux univers se côtoient : celui frémissant de vie intérieure des "paysages agités" de Renato, et celui plus calme des "voyages immobiles" de Catherine.
Les deux artistes présentent des oeuvres apparemment très différentes, mais qui recèlent une magie commune, un même secret. Car l'émotion toujours est liée aux petits riens : ici une ligne spiralée d'un feuillage ou la courbe douce d'une aile d'oiseau ; ici la rondeur d'une jupe de velours, le modèle naïf d'une tête de loup. Et bien sûr, flamboyante chez l'un, apaisée chez l'autre, la couleur, essentielle.