Les armoiries de la Ville

Le blason de Riedisheim

Dans la deuxième moitié du XVème siècle, l’empereur des Habsbourg, Maximilien 1er, dota le comte de Thierstein, bailli du Sundgau, des villages de Riedisheim, Brunstatt et Pfastatt.

Le nom et les armes des Thierstein relevaient d’une origine commune. En effet, en vieil allemand, le nom “Thier” est synonyme de “Hirschkuh”, c’est-à-dire biche. Or, les armoiries des Thierstein représentaient une biche de gueules sur une terrasse de sinople. La commune de Riedisheim choisit cet emblème pour son propre blason, et le conservera à travers les siècles.

Dans la seconde moitié du XVIIIè siècle, le blason de Riedisheim disparaissait peu à peu, de sorte qu’on ne le trouvait plus que gravé sur une vieille pierre – borne délimitant notre ville avec Mulhouse.

Vers la fin du siècle dernier, les historiens se préoccupaient à nouveau de cette question. “On se demandera peut-être quel est l’animal énigmatique qui figure sur le blason de Riedisheim…” écrira Nicolas EHRSAM dans le bulletin du musée historique de Mulhouse de 1878. M. Ehrsam y a reconnu un chien ; mais c’est surtout le “cheval blanc” qui avait conquis le cœur de beaucoup de Riedisheimois.

La municipalité de Riedisheim se décida à aller au fond du problème et demanda, en 1914, une copie de l’Armorial d’Hozier (1697) institué officiellement par Louis XIV. L’empereur d’Allemagne – à l’époque, l’Alsace était annexée par l’Allemagne – confirma la réponse de Paris : “Porte d’argent à une biche de gueules passante sur une terrasse de sinople”.

Le recueil officiel des armoiries

Après la seconde guerre mondiale, le préfet du Haut-Rhin confiait à une commission de spécialistes le soin de constituer un recueil officiel des armoiries des communes du département.

En 1981, parut le fascicule de cet “Armorial des communes du Haut-Rhin” consacré aux arrondissements de Mulhouse – dont Riedisheim -, Ribeauvillé et Thann.

Pour la réalisation de ce travail, la Commission Départementale d’Héraldique s’est efforcée de reproduire les armes des communes dans un esprit de la haute époque héraldique.

En ce qui concerne Riedisheim, notre “Biche” a repris l’allure de ses ancêtres du Moyen-Age et conformément aux explications fournies par André Herscher, héraldiste à Colmar, les “Biches” des Thierstein au XIVème se tenaient sur leurs quatre pattes, la langue était souvent visible, les oreilles n’étaient pas dressées comme sur celles des armes modernes. Pour étayer son argumentation, ce dernier cite des documents et monuments presque tous plus anciens que l’Armorial d’Hozier (1697).

En conclusion de ses recherches, l’héraldiste colmarien constate que : dans tout cet ensemble, les oreilles ne sont dressées qu’une fois, une des pattes antérieures est levée trois fois et la langue est visible quatre fois. Compte tenu de ces observations faites sur des documents du Moyen Age, la Commission d’Héraldique du Haut-Rhin a adopté et officialisé la nouvelle présentation des armes de la Ville de Riedisheim.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×